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Toutes les superstitions et croyances des marins, pirates, corsaires, ...

MessageSujet: Toutes les superstitions et croyances des marins, pirates, corsaires, ... Mer 12 Aoû - 14:41


Ombeline

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A l'aube des temps, lorsque l'homme se risquait à aller sur l'immensité de la mer, les dangers étaient tels qu'il se bardait de toutes les protections possibles et inimaginables.
Les hommes de la mer étaient réputés pour être les plus superstitieux qui puisse exister.
Au fil du temps, des périples et de ses aventures, il en est venu à en interdire à bord ou à la prononciation : lapin, curé, corde, église, noyade, prêtre, presbytère, lièvre, moine, loup, ficelle, chapelle, pourceau, volet, couturière, etc. 
Les superstitions décrites ci-dessous datent depuis la nuit des temps jusqu'au début du XXè siècle.



LES ANIMAUX

 L'ALBATROS 

Le marin montre peu de sympathie envers l'albatros. Il est réputé annoncer le mauvais temps et les tempêtes lorsqu'il se pose sur l'eau.
Il est en revanche de bonne augure de le voir planer, signe de bon vent.

 L'ÂNE 

Il était de bon augure pour les malouins (les gens habitant la ville corsaire Saint-Malo) de voir un âne avant de prendre la mer, car l'animal était réputé bête, borné, mais courageux.

 LE BOUC 

Accrocher la peau d'un bouc en haut du grand mât d'un bateau lui permettra de faire un voyage sans encombre. La peau du bouc possède des vertus protectrices.

 LE CHAT 

Le chat est très utile sur un bateau puisqu'il est utilisé pour éliminer les rats.
Sa réputation est toutefois ambiguë car on ne le voit pas toujours d'un bon oeil à bord malgré ses bons services.
Un chat noir est fort malvenu, sauf chez les anglais qui pensent au contraire qu'il est bienvenu à bord et préviens des coups de tabac en ondulant sa queue.
Mais il arrive qu'on ne veuille pas de lui à bord, et son nom est interdit d'être prononcé. Toutefois, s'il vient de son propre chef, il est admis, car le jeter hors du navire entraînerai fortes tempêtes et malheurs. Il n'est pas bon de l'entendre miauler, il vaut mieux qu'il reste silencieux. En Bretagne, apercevoir un chat avant le départ en mer est un événement susceptible d'annuler le voyage.
En Amérique, le chat possède la réputation d'annoncer les tempêtes quand il se frotte la face, ce qui n'est pas loin d'être une vérité car le chat est très sensible aux changements climatiques.

 LE CHIEN 

Le chien n'est pas très favorable aux pêcheurs Bretons ; les Écossais évitent même de prononcer son nom.

 LE CORBEAU 

Si un corbeau proche du bord de mer croasse pendant la nuit ou au petit matin, c'est le présage d'une tempête.

 LE CORMORAN 

Le pêcheur n'aime pas le cormoran, car en voir un signifie que la pêche sera maigre, surtout si une mouette suit. Les cris du cormoran annoncent une prochaine dégradation de la météo.

 LE GOÉLAND 

Le goéland représente l'âme d'un mort. Il abrite l'âme d'un noyé dont on n'a jamais retrouvé le corps. Il ne faut donc pas toucher au goéland pour ne pas léser le pauvre mort.

 LE LAPIN 

Le lapin est l'animal le plus détesté des hommes de la mer. Cela paraît étonnant pour une si gentille bête. Mais le lapin adore le chanvre et le grignote. Tout ce qui est cordage sur un navire est fait en chanvre, donc le navire est à la merci du lapin !
Le lapin ronge l'étoupe (Il s'agit de fragments de vieux cordages, de lin, de chanvre utilisés par les calfats afin de colmater les interstices entre les planches de la coque du navire !) qui empêche les infiltrations d'eau.
Les marins nomment ce mammifère « la bête aux grandes oreilles » pour ne pas prononcer son nom.

 LE LIÈVRE 

Pour les même raisons que le lapin, le lièvre porte aussi malheur.

 LA MOUETTE 

La mouette, tout comme le goéland, porte l'âme d'un marin mort en mer.

 LE PERROQUET

Beaucoup de pirates et corsaires portaient des perroquets sur leur épaule (Le perroquet émerveillait les pirates par son plumage multicolore et sa capacité à imiter les voix humaines ; il était également, pour les pirates, un bon compagnon et brisait la monotonie des longs voyages !) Le perroquet est vraiment utile ! Il a le don de la parole, de reproduire la musique et les chansons, il peut prédire les changements météorologiques. S'il se lisse les plumes, c'est signe d'orage ; s'il parle sans cesse ou s'agite pendant la nuit, c'est signe d'un temps incertain. Tuer un perroquet porte malheur.

 LES RATS 

Les rats sur un navire véhiculent des parasites et maladies, ils dévorent tout, c'est un fléau. En revanche, un bateau privé de rat est dans une mauvaise passe, car les rats l'auront quitté pressentant quelque malheur ; un don que seuls ont les rats.


Le BATEAU


 LA COQUE 

Lors de la construction d'un bateau, dès que la coque est terminée, il est d'usage en Bretagne de l'asperger d'eau de mer en abondance pour l'habituer au futur milieu qui sera le sien. Ces gestes sont accompagnés de prières et de vœux.

 LA CORDE 

Sur un bateau, le mot "corde" (ou "ficelle") est totalement prohibé. Les marins peuvent en revanche utiliser des mots similaires tels que "bout", "manœuvre", "filin", "cordage" (qui est un dérivé de corde, mais autorisé).
Cette interdiction du mot "corde" viendrait du temps ou les mutins étaient pendus hauts et courts.

 LA FICELLE 

Comme la "corde", la ficelle par extension, fait partie du vocabulaire interdit à bord d'un bateau.

 LA FIGURE DE PROUE

Les figures de proue (Les pirates ne prenaient guère le temps de sculpter et d'orner leur navire d'une figure de proue. S'ils avaient une figure de proue, elle venait, à coup sûr, d'un navire qu'ils avaient pillé ! Les marins, par contre, qui sont très superstitieux avaient presque toujours une figure de proue (= à l'avant) de leur navire, elle était le symbole d'une offrande à la mer pour apaiser les dieux de la mer.) de bois sculpté et peint qui ornent l'avant des grands vaisseaux sont une puissante protection symbolique.
Il s'agissait rarement de divinités masculines telles que Triton ou Poséidon, ou encore des animaux, mais souvent des femmes ou des sirènes. Ces formes féminines étaient un hommage aux dieux de la mer. Peut être aussi qu'étant femmes et portant malheur, elles étaient utilisées en proue pour effrayer les mauvais esprits de la mer.

 LE HOLLANDAIS VOLANT 

Le Hollandais Volant est le plus célèbre des bateaux, et celui-ci navigue toujours depuis... le XVIIè siècle.
Il est condamné à errer en mer éternellement entre le Cap Horn et le Cap de Bonne-Espérance, par la faute de son inconscient capitaine Van Der Straeten !
Un jour de l'an 1665, le capitaine, homme borné et intransigeant, refusait de faire relâche dans un port pour que son équipage puissent se reposer et refaire des vivres. Il fallait à tout prix rattraper le retard du navire. Le capitaine souhaitait traverser le Cap de Bonne-Espérance par tempête, son équipage lui a demandé de patienter, mais le capitaine inflexible refusa. Il chanta des chansons obscènes à la dunette, avant de rentrer dans sa cabine se saouler encore et encore. La tempête était encore pire que ce que l'on pouvait craindre, et l'équipage terrorisé décida de se mutiner. Mais alors que le chef des mutins prenait la barre, le capitaine, totalement ivre, sortit et abattit le mutin avec son pistolet, et prononça le poing levé face au vent mugissant, les terribles paroles :
«Je franchirai ce cap, dussé-je naviguer jusqu'à la fin des temps !»
La légende raconte qu'un fantôme apparut alors. Le capitaine voulut l'abattre, mais le fantôme prononça sa malédiction, ce à quoi le capitaine répondit : «Amen !».
Depuis, perpétuellement pris par un vent de tempête, le bateau erre sur les mers, incapable de trouver le repos... on le nomme le Hollandais Volant.

Légende ou pas ?
Des rapports font état d'un navire qui apparaît mystérieusement dans les tempêtes.
- En 1835, un capitaine britannique fit état d'un navire fonçant sur lui, mais qui disparut mystérieusement.
- Le 11 juillet 1881, le futur roi d'Angleterre, George V, alors Duc d'York fut le témoin d'une de ces apparitions le long des côtes australiennes. Alors qu’il prenait le frais sur le pont du HMS Bacchante, il aperçut un halo rougeâtre dans la nuit noire et opaque. Un immense vaisseau apparut et passa devant le bateau, sans aucun bruit… Le lendemain, un des marins de quart cette nuit là, tombait d’un mât et se tuait. Quelques jours plus tard ce fut le tour de l’amiral qui commandait cette flotte. Certains pensèrent à une malédiction provenant du Hollandais Volant. Le journal de bord de La Bacchante relate les faits :
« Quatre heures du matin, un brick passa sur notre avant, à environ trois cents mètres, le cap vers nous. Une étrange lumière rouge éclairait le mât, le pont et les voiles. L'homme de bossoir le signala sur l'avant, ainsi que le lieutenant de quart. Un élève officier fut envoyé dans la vigie, Mais il ne vit cette fois aucune trace, aucune signe d'un navire réel. Seize personnes ont été témoins de l'apparition. La nuit était claire et la mer calme. Le Tourmaline et le Cléopâtre qui naviguaient par tribord avant nous demandèrent par signaux si nous avions vu l'étrange lumière rouge ».
- En mars 1939, de nombreux baigneurs sur une plage d'Afrique du Sud virent un navire à voile dont la description ressemble fortement à celle d'un brick. Ce dernier apparaît filant sur les flots, toutes voiles dehors alors qu'il n'y avait aucun vent, puis disparaît aussi mystérieusement.
- Durant la bataille de l'Atlantique, un équipage de U-Boot l'aurait entre-aperçu...


LA BOISSON


 LE CHAMPAGNE

Il y a fort longtemps, tout bateau devant affronter l'océan était consacré à un sacrifice du sang d'une victime étalée sur la proue afin de s'attirer les bonnes grâces des divinités.
Plus tard, on passa plutôt à la libation de vin, ce qui était moins cruel. La tradition était de baptiser un bateau avant son départ en mer sinon il devrait essuyer des tempêtes, se confronter à des monstres marins, avaries, etc. Et enfin, jusqu'à aujourd'hui, on utilise le champagne.
La méthode utilisée est de lancer vigoureusement une bouteille de champagne contre la coque. Si la bouteille ne casse pas du premier coup, c'est un très mauvais présage pour le bateau. Depuis quelques temps donc, la bouteille est légèrement sciée de manière à ce qu'elle casse plus facilement.
Plus le bruit de l'explosion de la bouteille est violent, meilleur c'est ! Les démons s'éloignent à coup sûr.


LES ÉLÉMENTS


 L'ARC-EN-CIEL 

Le marin considère l'arc-en-ciel comme un chemin entre le monde des vivants et le monde des morts. Il peut créer des tempêtes en aspirant l'eau de la mer par ses deux bouts. L'arc-en-ciel ne doit jamais être montré du doigt sinon le bateau serait victime de tempêtes.


LES HOMMES

 L'AVOCAT


L'avocat n'est pas le bienvenu sur un navire, il peut mener les embrouilles dans l'équipage. Sa longue toge noire pouvait aussi faire penser au curé ou à la femme.

 L'IDIOT

Le pêcheur qui croise un boiteux ou un bigleux préférera éviter de prendre la mer. En revanche, s'il croise un idiot, la pêche risque d'être très fructueuse.

 LA FEMME

La présence d'une femme (Il y a eu de nombreuses femmes capitaines de navires et cela n'a pas toujours été de tout repos pour elles pour se faire accepter dans ce monde d'homme. Mais quelques unes ont gravé leur nom dans l'histoire, par leurs exploits héroïques, voire violents. Les deux plus connues sont Anne Bonny (née Cormac), et Mary read. Il y eut par ailleurs : Ching Yih-Saou, Jeanne de Clisson, Marie-Anne Dieuleveut, Jacquotte Delahaye, Magdelaine de Sade, Louise Marguerite de Bréville, Aliénor du Tillet, Luna Rossa, Lai Choi-San, Elizabeth Killigrew, Judith-Armande Préjoly, Tran Li-Hué, Grace O'Malley (Granuaille), Ann Mills ... et bien d'autres encore !) à bord porte malheur. Pourquoi ?
Les marins vivaient pendant de longs mois dans une intense frustration physique et sentimentale. Une femme circulant au milieu de l'équipage ne pouvait qu'alimenter passions, jalousies, querelles, mais aussi les tentatives de viol. Sachant les marins très superstitieux, il a fallu simplement laisser se répandre une réputation de porte-malheur concernant la femme pour éviter ces désagréments.

 LA MARRAINE 

La marraine est la femme qui préside au lancement d'un navire. Le choix de la marraine est soigneusement fait. Elle doit être vigoureuse pour être capable de casser la bouteille d'un seul coup, elle ne doit pas être enceinte ni mariée sinon le bateau pourrait sombrer.

 LE MORT

Si quelqu'un meurt sur un bateau, c'est un très mauvais présage. Le défunt pourrait très bien considérer le bateau comme son cercueil et le faire couler.
La raison la plus logique est le risque d'épidémie lors de la décomposition du cadavre. Quand par exception, on ramène un corps à la terre ferme, il est d'usage de le faire débarquer en premier. Une fois l'enterrement terminé, la mer pourrait se mettre en colère qu'on lui ait volé sa proie, donc, afin de l'apaiser, on lui envois une couronne de fleurs au nom du défunt.

 LE MOUSSE

En cas de calme plat, si on fouettait le mousse, le vent revenait.

 LE PRÊTRE 

Le prêtre est vêtu de noir (couleur néfaste) et porte une soutane (qui est presque une robe que porte une femme) signifiant qu'il est indésirable et interdit sur un bateau.
Les marins évitent de prononcer le mot prêtre et par extension, les mots moine, chapelle, église, curé, presbytère, etc.
Ces mots sont remplacés par le mot «cabestan» ( Treuil vertical placé sur le pont du bâtiment. Il sert à remonter l’ancre et son cordage et était utilisé aussi pour virer les amarres.
Dans les petits yachts, on emploie plutôt les cabestans horizontaux, dits guindeaux !).


LES MATÉRIAUX

 LE CHARBON


Le charbon est un matériau très bénéfique et protecteur. Quand vous en trouver un morceau au bord de la mer, il faut le donner à un marin qui le mettra dans sa poche et qui lui évitera la noyade.
Si la femme d'un marin, en attisant le feu, retourne un morceau de charbon, elle retourne également le bateau sur lequel vogue son mari, le conduisant ainsi à la mort.

 L’ÉMERAUDE 

L'émeraude est une pierre précieuse très bénéfique, c'est la pierre de l'espérance, de la jeunesse et de la vitalité. Cette pierre était utile aux marins, bien que rare, mais elle écartait les tempêtes et dangers.

 L'OR

La boucle d'oreille du marin doit être en or, ce qui a des vertus protectrices que les autres matériaux n'ont pas. L'or guérit la vue et prévient des maladies des yeux.

 LE RUBIS 

Le rubis met le marin à l'abri de la noyade.


LES OBJETS

 LE BOL


Les anglais qui ont leur bol de petit déjeuner retourné y voient le présage de leur quille de bateau en l'air. Certains tire-au-flanc ont retournés leur bol discrètement pour prétendre qu'il allaient porter malheur au navire afin de s'épargner un long voyage.

 LES BOTTES

Si un marin demande à ce qu'on lui ramène ses bottes et que la personne qui les lui apporte les transporte sur l'épaule, le marin ne partira pas en mer.

 LE BOUCHON

Pour faire une bonne pêche, le marin fait une entaille sur un bouchon de son filet et y glisse une pièce de monnaie.

 LES BOUCLES D'OREILLES

Les marins portent des boucles d'oreilles depuis fort longtemps. Celles-ci sont sujettes à de nombreux symboles :
Depuis l'antiquité, porter un anneau d'or à l'oreille préserve de la noyade et des naufrages.
Le marin doit obligatoirement se percer l'oreille et ne pas utiliser des boucles à pinces. Le trou dans le lobe procure une bonne vue et éloigne les maux ophtalmiques. Le marin aura une assez bonne vue pour repérer de loin des écueils, navires ennemis, etc.
L'anneau d'or à l'oreille est aussi un trésor pour le marin, principalement destiné au curé pour payer ses obsèques si le marin venait à mourir loin de son pays.
La boucle d'oreille était le symbole des fiançailles entre le marin et la mer.
Enfin, la boucle d'oreille était souvent portée par le marin seulement lorsqu'il avait réussi à franchir le Cap Horn ( Un vrai "cimetière" marin, là où la mer est démontée, avec présence d'icebergs, vagues géantes et tempêtes !) ce qui correspondait à un vrai trophée pour lui !), ce qui correspondait à un vrai trophée pour lui.

 LA BOUGIE

Selon des croyances anglaises, si une bougie a une flamme bleutée, c'est le présage de mort en mer. On fera en sorte qu'une bougie ne brûle pas jusqu'au bout pour ainsi préserver la vie d'un marin.

 LA BOUSSOLE 

Les boussoles s'affolent lorsque les femmes ont leurs règles ; c'est surement l'un des éléments qui fait que la femme est indésirable sur un bateau.

 LES JEUX DE CARTES

Les jeux de cartes sont interdit à bord des navires car ils créent des bagarres, mais aussi intempéries et malchance. Christophe Colomb a dû jeter à la mer son jeu de cartes durant sa quête sur la route des Indes car la mer était démontée et les vents en rafales. Les éléments se sont calmés à la suite de son geste.

 LES CHAUSSURES

En Angleterre, jeter des vieilles chaussures vers un bateau quittant le port est bon présage.
En France, cela empêche le bateau de revenir...

 LA CIGARETTE

Quand on allume une cigarette à la flamme d'une bougie, on provoque au même instant la mort en mer d'un marin inconnu, par noyade ou par accident.
Cette croyance serait liée au fait que l'ancêtre de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) qui était la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons (créée en 1873) vendait des allumettes, ainsi allumer une cigarette à la bougie revenait à priver de dons la SHSB.

 LE COUTEAU 

Tout objet en fer est le bienvenu à bord, et le couteau possède une charge de porte-bonheur. Les anglais plantaient un couteau dans le grand mât.

 L'ECHELLE  

Les anglais pensent que passer sous une échelle est signe d'une prochaine pendaison.

 LE FER A CHEVAL  

Le fer à cheval porte-bonheur, surtout s'il est trouvé par un quelconque hasard. Les marins écossais fixaient sur le grand mât un fer à cheval pour apaiser les tempêtes et éviter la guigne.

 LE POMPON

Le béret des marins de la Marine Nationale porte un pompon rouge que tout le monde peut toucher avec l'index gauche, pour acquérir 24 heures de chance, à condition que le marin se s'en aperçoive pas.
Si le marin se rend compte qu'une fille a réussi à toucher son pompon, il lui réclame un baiser en gage.
Si dans une même journée, on arrive à toucher 3 pompons, cela équivaut à 3 semaines de chance.

 LE SEAU


Le seau est très utile à bord, et si on le perds, c'est signe de mauvais présage. Les marins anglais ne s'assieds pas sur un seau renversé, ça porte malheur.


LES VÉGÉTAUX / PLANTES / FLEURS

 L'ALGUE


L'algue a des vertus de guérison telles que les brûlures, fièvres, morsures, etc.
L'algue Varech (ou Goémon) rend intelligent et protège de la foudre, voila pourquoi les marins en ornaient les parois de leur bâtiment.

 L'AIL 

Depuis l'antiquité, l'ail est utilisé pour éloigner la malchance. Il éloigne les tempêtes et les monstres aquatiques. Il donne du courage, de la force et se débarrasse des vermines.

 LES FLEURS COUPÉES 

Les fleurs sont utilisées à l'élaboration des couronnes funéraires et sont jetées à la mer lors du décès d'un marin.
Il est souvent déconseillé d'en amener sur un bateau au risque de "provoquer" la disparition du marin lors de son prochain voyage.


DIVERS


 L’ÂME 


Les marins sont convaincus que le bateau est doté d'une âme.
Les anglais ont pour habitude dans leur propre langue de ne pas donner de masculin ni féminin pour des objets inanimés, or, pour les bateaux, ils disent "he" ou "she", comme d'une personne humaine.

 L'APPEL DU MARIN 

N'appelez jamais un marin au moment de son départ, ne jamais l'interrompre sinon un grand malheur s'abattra sur lui en mer. Courrez plutôt à sa rencontre pour lui parler ou lui donner un objet face à face.

 L'ARGENT 

Tout bateau d'époque a, sous son grand mât, une pièce d'or, ce qui a pour but d'éloigner la malchance et les encombres.
Il était courant de jeter une pièce d'argent avant tout grand voyage afin de s'attirer les grâces de l'océan. Cette pratique était aussi utilisée en cas de calme plat, ce qui permettait de faire revenir le vent.

 SOUHAITER BONNE CHANCE 

Il ne faut jamais souhaiter bonne chance à un marin en train de s'embarquer, cela attirerait la déveine durant toute la traversée.

 CHANDELEUR


Il est de mauvais présage de commencer un voyage le 2 février, jour de la Chandeleur.

 CHANTS

Les marins du Cap-Hornier chantaient à pleine voix au labeur, craignant d'entendre un chant autant redouté que délicieux : celui des sirènes qui cherchaient à les attirer dans les entrailles de l'océan.

 LES CHEVEUX

Le marin ne doit pas se couper les cheveux à bord d'un navire car cela ferait lever des tempêtes. En revanche, le marin qui se coupe les cheveux pendant une intempérie pourrait avoir une très bonne surprise en revenant à son foyer.

CRACHER 
Cracher, c'est exercer une protection magique contre le mauvais sort. Les pêcheurs crachaient sur leurs filets pour assurer une bonne pêche.

LE MOIS DE DÉCEMBRE 
Il n'est pas recommandé de prendre la mer le 28 décembre, fête des Saints-Innocents. Le 31 décembre, jour de la Saint-Sylvestre, n'est pas propice non plus, les cloches sonnent aux églises des villes englouties et les noyés processionnent à la surface de la mer.

 LE DOIGT

Montrer du doigt un bateau qui quitte le port, c'est le condamner à un naufrage certain.

JURON 
On ne jure (Les pirates usaient de jurons pour refléter la violence et se faire respecter. En voici quelques uns : "cul rouge", "rat de cale", "marin d'eau douce" (marin médiocre et inexpérimenté), "écrevisses de rempart", bois d'ébène (esclave noir), bois-sans-soif (ivrogne),  capon (lâche), gibier de potence (qui mérite d'être pendu), forban (bandit), morbleu, parsambleu, ...) pas à bord d'un navire, ça porte malheur aux pêcheurs, le poisson fuit.

MARDI et VENDREDI 
Le Mardi et le Vendredi sont des jours détestés par les pêcheurs. Les risques d'intempéries et de naufrages sont grands. De nombreux capitaines préfèrent retarder un départ et partir le dimanche.

LA NOYADE 
Il y a fort longtemps, il ne fallait pas secourir les personnes en danger de noyade ou sortir un noyé de l'eau pour l'enterrer. En effet, les esprits de la mer réclamaient leur dû.

PINCER UN MARIN 
La vie d'un marin était tellement aléatoire, que durant des siècles, même ceux qui revenaient au port sains et saufs étaient soupçonnés de n'être plus du monde des vivants. Pour s'assurer donc que le marin était réel et non pas un fantôme, il fallait le pincer.
De nos jours, on touche leur pompon rouge, et chez les anglais, on touche leur col.

SIFFLER 
Siffler est totalement interdit à bord d'un bateau car cela fait lever des vents incontrôlables et attire le diable.
En revanche, le marin peut siffler à terre.
La seule personne qui était tolérée de siffler à bord d'un bateau était le cuistot, car tant qu'il sifflait, il ne pouvait pas manger les provisions du bord.

 LES SIRÈNES

La sirène hante les océans depuis la nuit des temps. Elle est d'une beauté extraordinaire, malgré le bas de son corps qui est en forme de queue.
Elle chante magnifiquement bien, elle a une voix en or prenante... et c'est là que l'homme est très sensible. Tellement sensible à ce merveilleux chant qu'il plonge pour la rejoindre et se noie.
Ulysse qui navigua depuis de longues années en Méditerranée fit boucher les oreilles de ses marins par de la cire quand son bateau traversa une zone de sirènes. Ulysse s'est fait auparavant attacher au grand mât. Il est le seul à avoir entendu les chants irrésistibles des sirènes et en soit sorti vivant.

 LES TATOUAGES


Le tatouage est une protection puissante que portaient à l'origine les mauvais garçons ou les marins.
Les marins se bardaient de tatouages, surtout sur les parties faibles telles que le cœur, et sur le bras, signe de puissance.
En Angleterre les marins se faisaient tatouer un crucifix sur le dos afin de décourager le contremaître de les frapper trop forts lors de châtiments corporels.


Sources: La plupart des citations sont tirées du livre "Le Petit Dictionnaire des Superstitions de Marins" de Batrice Bottet, aux éditions Mosée, article lu sur pirates-corsaires.com et partagé et corrigé par mes soins



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« Méditer, c’est dégager en soi de petites clairières de connaissance dans une immense jungle d’ignorance. »

Luc Élias Kawada.
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