Au-delà des Voyances
Bonjour chers voyageurs et bienvenus en Ésotérie,
C'est avec grand plaisir que "Au-delà des Voyances" vous y accueille !

Prenez donc plaisir à explorer notre vaste monde mais pour ce qui est de ses "contrées secrètes", il vous faudra vous déclarer comme Ésotérien(ne) afin d'y avoir accès !

N.B : Votre date de naissance vous sera demandée lors de votre inscription mais n'apparaîtra nullement publiquement !

Très belle visite et belle découverte,

Et au plaisir de vous lire et d'échanger avec vous…

Ombeline et Gaiane.


Communauté de découverte et d'initiation aux univers divinatoires, ésotériques et spirituels ! Soyez-y les bienvenus et bons échanges ! Ombeline.
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 

Le gui

MessageSujet: Le gui Jeu 22 Déc 2016 - 8:42


Ombeline

avatar
Messages : 17735
Date d'inscription : 22/09/2013

Fondatrice Fondatrice
Profil et Contact

http://audeladesvoyances.forumgratuit.be



La plante sacrée des druides


Le gui, que les Grecs associaient à Hermès, dieu messager de l'Olympe et dieu de la santé, était aussi considéré comme une plante sacrée du temps des Gaulois. 
Les Germains et les peuples du Nord considèrent cette plante comme « magique » et sa consommation permettrait de communiquer avec les esprits des morts.

C'était le gui cueilli sur le chêne — chose rare — qui était recherché. Le chêne était l'arbre du soleil qui symbolisait la force et la puissance. Le gui était l'arbuste de la lune.
Pour les anciens, cette plante qui se développait en dehors des énergies terrestres et de l’intervention humaine n’était pas d ‘origine terrestre mais cosmique. Plante extra terrestre, plante de la lune ancienne, du temps où le monde était différent, un monde d’eau. Selon Rudolf Steiner, cette plante serait à mi-chemin entre le règne végétal et le règne animal.

Si, de tout temps, le gui a bénéficié d'une "aura" mythique, c'est en raison de sa croissance et de son mode de vie particulier. En effet le gui n'est pas vraiment une plante adaptée à la vie sur terre, il ne peut s'implanter sur le sol. A la différence des autres végétaux, il ne suit ni le phototropisme, ni le géotropisme. Au contraire il forme des touffes arrondies et se crée presque un espace intérieur, qu'il pénètre de vie, ce qui est le propre de l'animal. Par ailleurs, les branches, même âgées de 20 ans, sont toujours vertes, ce qui les différencie des autres plantes. Sa graine est, aussi, particulière à tel point qu'on la nomme embryon, comme pour le règne animal. L'embryon reste toujours vivant dans son enveloppe de mucosité, il traverse l'intestin de l'oiseau, au lieu, comme les autres graines de végétaux, de reposer un certain temps dans la terre. A aucun moment de son cycle végétatif, le gui n'a de contact avec la terre.

Le gui n’est pas un parasite comme on le croit, au contraire il effectue un échange avec l’arbre qui lui permet de se maintenir en bonne santé, nombre d’expériences l’ont prouvé.

Un des plus célèbres mythes de la mythologie nordique implique le gui. D'après l'Edda de Snorri, le dieu Baldr, fils d'Odin, est rendu invincible par sa mère Frigg qui a fait jurer à toutes choses, plantes, pierres et êtres vivants, de ne pas faire du mal à son fils après qu‘elle ait fait un mauvais rêve. Cependant le dieu malin Loki lui fait avouer qu'elle n'a pas fait jurer à une pousse de gui, tellement elle lui paraissait inoffensive. Alors Loki, jaloux de la popularité de Baldr, taille le gui et incite traîtreusement le dieu Höd, frère aveugle de Baldr, de le lancer vers celui-ci, ce qui le tue tragiquement.
Freyja, déesse de l’amour, implora les dieux de redonner vie à Baldr, promettant alors d’embrasser quiconque passerait sous le gui. Evidemment, Baldr ressuscita. De cette légende naquit la coutume du baiser sous le gui, dès lors symbole de l’amour et du pardon.
Frigg enjoignit au gui de monter sur un arbre et de ne jamais en redescendre.  
Voilà comment, selon la mythologie germanique, débute la carrière du gui, la seule plante sur terre qui n’a pas juré obéissance et fidélité aux dieux tout-puissants.




Mais l’image la plus familière concernant le gui est celle qui provient de son utilisation rituelle dans le monde celtique. Tout le monde a vu les différentes représentations du druide barbu en robe blanche sur un chêne en train de couper avec une faucille d’or une touffe de gui pour assurer  la fécondité des champs. Le gui retombait sur un drap immaculé afin que jamais il ne puisse toucher la terre, sous peine de perdre ses pouvoirs.
Les gaulois qui, comme chacun sait, ne craignaient qu’une seule chose, c’est que le ciel leur tombe sur la tête, attribuaient donc à cette plante, outre ses vertus médicinales, des pouvoirs magiques. 
Les Druides croyaient que cette plante était semée sur le chêne par une main divine et voyaient dans l'union entre leur arbre sacré et ces rameaux toujours verts un symbole d'immortalité. 
En fait, la cérémonie de la cueillette du gui dans le monde celtique avait lieu le sixième jour de la lune du Nouvel An qui commençait le 1er Novembre. Or à cette époque où tout meurt, seul le gui reste vert sur les arbres avec des fruits pleins de suc dont se gorgent les grives tout en en dispersant les graines, ce qui assure ainsi sa multiplication.

 Arbre lié aux oracles, le chêne communiquait alors au gui le pouvoir de divination et sa consommation transmettait à l’homme « l’eau du chêne » sève miraculeuse entre toutes. En langue celte, son nom signifie « guérit tout »,  le gui passe pour guérir l’épilepsie, les ulcères, la stérilité féminine et celle des bêtes femelles grâce à la glu, son suc, qui a la consistance du sperme. Symbole de renouveau de la nature, le gui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, neutralisait les poisons et assurait la fécondité des troupeaux. 
En Gallois, le gui est nommé oll-iach, c'est à dire "panacée".

En procédant à la cueillette de la plante parasite, le vieux prêtre devait prononcer « O ghel an heu », qui signifiait « Que le blé germe ». C’est de cette formule magique, symbole de renaissance du soleil après le solstice d'hiver, que proviendrait l’expression traditionnelle « Au gui l’an neuf » prononcée le soir de la Saint-Sylvestre comme vœu de Nouvel An sous une boule de gui suspendue au plafond. La formule fut remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit céans » (soit dans la maison). 
Par ailleurs, lorsque des ennemis se rencontraient sous une branche de gui dans la forêt, ils devaient déposer les armes et observer une trêve jusqu'au lendemain. 
C'est de là que viendrait la coutume de suspendre une boule de gui et d'y échanger un baiser en signe d'amitié et de bienveillance.

Ainsi, le baiser sous le gui porteur de bons auspices est probablement une tradition d'origine celte. Cette tradition païenne s’est perpétuée, même si l’Eglise tenta de substituer au gui le Houx dont les épines rappellent la couronne du Christ et les boules rouges, son sang. 
Même si sa signification païenne a été oubliée, la coutume d'échanger un baiser sous le gui est encore vivace en Europe et au Canada. 
Un baiser échangé par un couple d'amoureux est interprété comme une promesse de mariage, et comme un présage de bonheur et de longue vie. 
En France, cette coutume est plus particulièrement liée à la Saint sylvestre et au jour de l'An : la branche de gui, symbole de prospérité et de longue vie est un heureux présage pour franchir le seuil d’une nouvelle année.

Récoltés en période de maturité, octobre-novembre, les fruits et les tiges fraîches du gui des pommiers et des poiriers sont encore utilisés comme remède contre l’hypertension. Les anthroposophes suisses utilisent le gui comme base d’un traitement contre le cancer connu sous le nom de «viscum-thérapie», d’après le nom latin de la plante, Viscum album.


Et avec ce bouquet de gui, je vous souhaite de bien terminer 2016 pour une belle et heureuse année 2017.




Sources:

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Vu sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

« Méditer, c’est dégager en soi de petites clairières de connaissance dans une immense jungle d’ignorance. »

Luc Élias Kawada.
MessageSujet: Re: Le gui Jeu 22 Déc 2016 - 10:16


gaiane

avatar
Messages : 3639
Date d'inscription : 10/04/2015

Modonirienne Modonirienne
Profil et Contact

http://la-porte-est-en-dedans.over-blog.com/

Merci Ombeline, tout a un sens c'est super intéressant :hi:


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
MessageSujet: Re: Le gui Jeu 22 Déc 2016 - 11:00


Invité


Invité
Profil et Contact


Merci pour l'article, c'était plaisant à lire :) !
MessageSujet: Re: Le gui Jeu 22 Déc 2016 - 11:45


Ombeline

avatar
Messages : 17735
Date d'inscription : 22/09/2013

Fondatrice Fondatrice
Profil et Contact

http://audeladesvoyances.forumgratuit.be

Ah ben vous m'en voyez ravie que cet article vous ait plu, comme quoi on ne cesse jamais d'apprendre et j'adore cela  Grosbisous



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

« Méditer, c’est dégager en soi de petites clairières de connaissance dans une immense jungle d’ignorance. »

Luc Élias Kawada.
MessageSujet: Re: Le gui Jeu 22 Déc 2016 - 11:48


Invité


Invité
Profil et Contact


Tout à fait :) et en plus c'est vrai que on ne sait pas toujours d'où viennent tous ces symboles !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum

 :: Le Labirynthe des Mystères :: Les Symboles

Sauter vers: