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 Fantômes - Mythe ou réalité ?

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Ombeline
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MessageSujet: Fantômes - Mythe ou réalité ?   Sam 4 Mar - 14:15


Avant que son roman La Lettre écarlate lui eût assuré la renommée, le romancier et nouvelliste américain Nathaniel Hawthorne était fonctionnaire des douanes à Boston. À cette époque, aux alentours de 1830, il allait tous les jours à la bibliothèque de l'Athénée pour y faire des recherches et y écrire pendant quelques petites heures. Un des familiers de ces lieux était un certain Révérend Harris, un ecclésiastique octogénaire qui depuis des années, n'avait l'habitude de s’asseoir sur " sa " chaise, près de la cheminée, et d'y lire le Boston Post.

Hawthorne ne lui avait jamais parlé, toute conversation étant strictement interdite dans la salle de lecture, mais, à l'Athénée, le Révérend Harris, était une véritable institution, si bien que Hawthorne était sûr qu'il aurait ressenti comme un manque si le vieil homme n'avait pas été là.


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C'est pourquoi le romancier éprouva une vive surprise le soir ou un ami lui annonça que le vieillard était mort quelques temps auparavant. 

Il fut même encore plus étonné quand le lendemain, il trouva l’ecclésiastique sur sa chaise habituelle, en train de lire le journal.

Pendant des semaines, Hawthorne continua de la voir à, fidèle au poste et apparemment en bonne santé.

Une des choses qui embarrassaient le jeune écrivain était le fait que plusieurs des autres habitués avaient été de proche amis du Révérend, tandis que lui ne l'avait pas été : pourquoi ne le voyaient-ils pas eux ? 

Mais, alors, ils éprouvaient la même répugnance que lui, Nathaniel, à avouer sa " présence " ? Une autre source d'embarras pour Hawthorne, lorsqu'il faisait son examen, était sa propre répulsion à toucher la vision, et plus encore à lui arracher le journal des mains : " Peut-être ne voulais-je pas détruire l'illusion, ni me dérober à moi-même une si bonne histoire de fantôme, qui aurait pu s'expliquer d'une façon ordinaire... "


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 Au bout d'un certain temps, le vieux monsieur parut guetter Hawthorne comme s'il  l'attendait pour entrer en conversation. Mais si tel avait été le cas, le fantôme aurait dérogé aux règles de la confrérie des esprits, en ce qui concerne à la fois le lieu de l'entrevue et le choix de l'interlocuteur. Comme on le sait, toute conversation était interdite dans la salle de lecture, et l'écrivain ne pouvait pas adresser la parole à l'apparition sans s'attirer immédiatement les regards courroucés des autres vieux messieurs en train de sommeiller autour de lui.

Et de quoi aurait-il eu l'air en s'adressant ainsi à ce qui, aux yeux de tout le reste de la compagnie, devait apparaître comme une chaise vide ?

" En outre - conclut Hawthorne, visiblement soucieux de bienséance - , je n'avais jamais été présenté au Révérend Harris... "

Au bout de quelques mois, l'écrivain pénétrant à l'Athénée, trouva la chaise hantée... vide, et il ne revit plus jamais le vieil ecclésiastique.


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Le seul défaut de cette histoire, pour qu'on puisse vraiment la considérer comme un élément de témoignage psychique, est qu'elle s'appuie sur l'attestation d'un auteur qui a décrit plusieurs nouvelles touchant au surnaturel. On sait que Hawthorne était un ami d'Edgar Poe et d'Herman Melville, deux écrivains dont la fréquentation des royaumes de l'inconnu n'est plus à démontrer...

On sait aussi que notre auteur s’intéressa aux apparitions après avoir vécu dans une maison du Massachusetts qui, pendant des années, eut la réputation d'être hantée. De cet endroit, il écrivit : 

" Alors que j'étais assis dans le salon, pendant le jour, j'ai souvent éprouvé la perception que quelqu'un passait par les fenêtres ; mais en regardant de leur côté, il n'y avait personne. "


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Malgré ces réserves, on doit reconnaître que l'histoire du fantôme de la bibliothèque de l'Athénée est, pour une apparition, un élément de témoignage de première classe. Il est incontestable que, dans les deux récits de Hawthorne, celui de sa maison, et celui du Révérend Harris, il n'a pas enjolivé les faits. En tant qu' "histoire de fantômes ", celle du vieil ecclésiastique est un mauvais conte, plat et sans intérêt. C'est ce qui confère, à nos yeux, toute sa valeur de témoin à Nathaniel Hawthorne. 

Qu'a-t-il vu ? Pour beaucoup, la réponse est qu'il a vu l'esprit du Révérend Harris, retenu sur terre, piégé d'une façon ou d'une autre à l'endroit qu'il avait accoutumé d'occuper pendant sa vie.

D'autres diront que le fantôme était une projection fabriquée par le souvenir que Hawthorne avait du vieillard : " C'est la création même de notre cerveau ", comme dit la mère de Hamlet au sujet des visions de son fils.


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Plus récemment, des chercheurs du domaine psychique ont suggéré que la personne apparemment solide, auprès du feu, était par la mort dans son environnement et que la pensée d'Hawthorne reçut, d'une façon ou d'une autre, à la manière d'un récepteur de télévision captant une émission...

Une chose, en tout cas, est sure : l'écrivain a été loin d'être le seul à voir un spectre. Depuis les temps les plus reculés, toutes les civilisations en ont noté, les unes comme une manifestation simple et banale, les autres comme une manifestation survenant dans des circonstances spécifiques...


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Sans remonter très haut, sans faire, par exemple, appel à la Bible, qui relate comment la nécromancienne d'Endor évoqua - il y a trois millénaires - le spectre de Samuel, à la demande du roi Saül, désemparé, qu'il nous suffise de conter brièvement une histoire de fantôme qui se situe il y a peu plus de 650 ans.

Elle nous a été rapportée par un moine bénédictin, du nom de Jean Goby, qui était alors prieur de l'Abbaye d'Alès. Spécialisé dans ce que nous nommerions les recherches psychiques, il fut chargé par Jean XXII, l'un des ape d'Avignon, d'enquêter sur un cas de hantise se produisant justement dans cette ville.

Le marchand de Guy de Torno venait de mourir au mois de décembre 1323. Dans les jours qui suivirent, sa veuve se plaignit d'être " hantée " par un fantôme qui se manifestait seulement sous la forme auditive : pas de spectre, seulement la " voix " du mort, bien reconnaissable.


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Accompagné de rois de ses moines et d'environ cent personnes, parmi les habitants les plus respectables et les plus respectés d'Alès, le R.P. Jean Goby s'en vint à la maison de la veuve le jour de Noël et entreprit son enquête et ses recherches. Il commença par fouiller la maison et les jardins en vue de déceler une supercherie, ou des effets sonores capricieux. 

Puis, il plaça un garde sur les lieux pour empêcher les curieux d'entrer.

 Le foyer des manifestations étant la chambre à coucher, le prieur demanda à la veuve de rester au lit, en compagnie d'une vieille femme respectable, tandis que quatre moines demeuraient assis, chacun à l'un des quatre coins de la pièce, récitant l'office des morts.

Bientôt se fit entendre un son passant vite, rappelant celui d'un balai. 

La veuve se mit à hurler de terreur. Goby demanda à haute voix si le bruit était fait par le mort, et une voix claire lui répondit

" Oui , c'est moi. "


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Alors, Goby fit entrer dans la chambre, comme témoins, quelques voisins et les plaça en cercle autour du lit. La voix s'éleva  de nouveau, assurant qu'elle n'était pas un émissaire de Messire Satanas, mais le fantôme de Guy de Torno, retenu sur terre, condamné à hanter sa propre demeure à cause des péchés qu'il y avait commis.

Pour convaincre le prieur, la " voix " lui dit qu'il portait le saint sacrement dans un ciboire caché sous sa robe de bure, fait connu uniquement de Goby. Après s'être accusé d'adultère, l'esprit soupira et s'en alla...

Le moine écrivit son rapport et l'envoya au pape. Enquête minutieuse et objective qui, néanmoins, contient beaucoup de questions sans réponse.

Le bruit de balayage et le soupir ne seraient-ils pas dus au mistral ?

La voix ne serait-elle pas de la ventriloquie venant de la veuve, consciemment ou non, d'ailleurs, surtout si elle soupçonnait l'infidélité de son mari ? Cette dernière hypothèse semblaient néanmoins fort peu plausible : si une telle tricherie avait été découverte, la femme aurait vraisemblablement risqué l’accusation de sorcellerie, avec tous les inconvénients que cela comportaient, jusques et y compris celui d'être brûlée vive sur un bûcher...


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Malgré une très sérieuse investigation l'apparition de " masse " du mois de novembre 1643 est demeurée une énigme dont on est pas parvenu à percer le mystère. Les faits sont consécutifs à la bataille d'Edgehill dans le Warwickshire, qui opposa les troupes du roi Charles 1er aux partisans du parlement, commandés par Olivier Cromwell. Ce premier combat de la guerre civile anglaise ne fut pas décisif, mais n'en laissa pas moins 500 cadavres sur les pentes d'Edgehill.

Or, un mois après, un certain nombre de bergers virent au même endroit un spectacle qu'ils prirent pour une nouvelle bataille.

Tout y était : la charge de la cavalerie, la fumée des canons, les éclaires de l'acier des armes, sans oublier la partie sonore : les hérissements des chevaux, les plaintes des blessés, les roulement de tambours...


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Et ce n'est que lorsque le tableau s'évanouit, tout d'un coup, que les témoins prirent peur en se rendant compte qu'ils avaient eu affaire à une vision fantomatique. La veille de Noël, l'apparition se manifesta de nouveau, tant et si bien que l'écho en parvint jusqu'au roi, qui nomma une commission d'une demi-douzaine d'officiers pour mener une enquête. Non seulement ils interrogèrent les bergers, mais ils virent à leur tour, et par deux fois, la bataille, y reconnaissant des morts et aussi des vivants, tel le prince Rupert, mais ils se gardèrent bien d'en tirer des conclusions...

Qu'en conclure en effet ? Que c'est une espèce de répétition de l'action, ce qu'on pourrait appeler une récurrence, ou bien encore une imprégnation des lieux...


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Franchissons maintenant la manche, et juste un siècle pour évoquer le revenant de la Clairon, une célèbre actrice de notre XVIIIè siècle.

Très belle, elle avait de fort nombreux soupirants. L'un d'eux, un jeune noble Breton, s'éprit d'elle avec une passion dévorante à laquelle, malheureusement, elle ne répondit pas. De désespoir, il tomba si malade qu'il en mourut au bout de peu de temps... Ce soir-là, elle était chez elle, avec sa mère et des amis : " Je venais de chanter, rapporte-t-elle dans ses mémoires, lorsque, au dernier coup de 11 heures, succéda le cri le plus aigu ! " De frayeur, la jeune femme tomba sans connaissance.

Tout le monde dans la maison et même au dehors, a entendu le cri. Et ce cri va se répéter très souvent. Puis il y aura des fracas d'explosion, puis il y aura des claquements de mains... Ce n'est qu'au bout de deux ans et demi que cesseront ces effrayantes manifestations.


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Mais comment la Clairon a-t-elle pu établir le rapport entre ces cris et ces bruits avec son défunt soupirant ? Parce qu'elle a appris, peu après, d'une personne qui avait assisté celui-ci à ses derniers instant, qu'il avait dit : " La barbare ! Elle n'y gagnera rien ! Je la poursuivrai autant après ma mort que je l'ai poursuivie pendant ma vie ! Phénomène de hantise classique qui, s'il est authentique apporterait une preuve de la vie après la mort !


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  Retournant en Angleterre, nous allons y rencontrer le " fantôme en gris ", bien connu des Londoniens, parce qu'il hante le théâtre de Drury Lane depuis plus de deux siècles. Il s'est montré à d'innombrables reprises et à des douzaines de témoins. Sa première apparition remonte aux premières années du XVIIIè siècle, et la dernière a eu lieu en la dernière décennie. Mais on peut s'attendre à le voir resurgir un jour ou l'autre...

Dune taille au-dessus de la moyenne, et d'agréable physionomie, il porte un tricorne, une perruque poudrée et un long manteau ris, une épée et des bottes de cavalier. Il sort d'un mur, à gauche du balcon supérieur, passe derrière les sièges et s'évanouit dans le mur opposé. On ne l'a jamais vu parler à quiconque ni prêter la moindre attention aux témoins. Il semble solide : cependant, si son chemin est barré par un vivant, il se dissout pour reparaître de l'autre côté.


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Quelle est l'identité du " fantôme gris " ?  Serait-ce ce personnage dont, au cours de travaux aux alentours de 1840, on a trouvé le squelette, un poignard fiché entre les côtes ? Et ce mort serait-il une des victimes de Christophe Ricks, le " mauvais homme du vieux Drury ", qui a dirigé le théâtre au temps de la reine Anne et est resté célèbre pour sa violence ?

Toujours est-il que le fantôme en gris se montra avec régularité entre 1930 et 1960, alors que le critique et historien W.J. McQueen Pope guidait des fournées de visiteurs à la découverte du théâtre. On pourrait alors se demander si Pope n'était pas un catalyseur inconscient pour l'apparition et si, en quelque sorte, il n' " appelait " l'homme en gris...

Ce qui n'a pas empêché celui-ci d'apparaître à un Américain en 1977, c'est-à-dire 7 ans après le décès de Pope, nous confirmant la complexité de ce type de phénomène connu en parapsychologie sous le nom d'apparition...


Sources: Extrait de " Inexpliqué " 1981, vu sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



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« Méditer, c’est dégager en soi de petites clairières de connaissance dans une immense jungle d’ignorance. »

Luc Élias Kawada.
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MessageSujet: Re: Fantômes - Mythe ou réalité ?   Sam 4 Mar - 14:25
Il est assez fréquent de lire que des personnes aient vu ou entendu des esprits, mais de manière vraiment "réelle" c'est à dire vu comme si elles avaient vu une vraie silhouette humaine et idem pour la voix. 
Perso j'ai de plus en plus de mal à croire en cela, alors que je communique énergétiquement avec les défunts au quotidien. Oui j'entends leur voix, mais elle n'est pas "audible" à proprement parlé, seul les personnes ayant la clairaudiance les captent. Cela dit hein, je reste ouverte à toute théorie et ne ferme la porte à rien de manière définitive.

Après... encore une fois qu'entend-on par fantôme ? C'est tellement vaste ! Si on part du principe que le fantôme est une âme, c'est donc aussi en partie un résidu énergétique... or une énergie n'est certes pas stockable à proprement parlé, mais elle peut s'ancrer quelque part (notamment dans les quartz et toute pierres capables de retenir une forme de mémoire). Bizarrement dans les terrains américains les plus "rocheux" et contenant le plus de quartz, c'est aussi là qu'on recense le plus de manifestations paranormales récurrentes du type de l'histoire du vieillard sur sa chaise. Auquel cas on a plus affaire à priori à un résidu énergétique qui, tant qu'il est retenu par la géode, se rejoue éternellement comme un vieux disque... 

Cela dit après oui il y a les "vrais" esprits, ceux qui communiquent, peuvent éventuellement bouger des objets, éclater des ampoules, dialoguer... mais dans ce cas, quand les manifestations sont aussi "violentes" je me pose toujours la question de la sécurité énergétique pour les personnes présentes et de la "pureté" énergétique de l'esprit.
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